Dans un entretien qu'il a accordé le 30 octobre 2006 à la revue Sens Public, intitulé La pré-campagne médiatique est une forfaiture, Michel Rocard fustige le 4ème pouvoir:
Le système médiatique fait le calendrier et sélectionne candidats et enjeux.
Interrogé sur les "jurys populaire", il rétorque:
Je pense que les jurys populaires sur les élus confinent à la stupidité.
Il est dangereux de court-circuiter les élus. On a déjà assez de mal à
faire valoir les élections, les comptes-rendus de mandats, et autres
dispositifs. Rajouter une autre surveillance diminuera la mobilisation
des électeurs. C'est faire peser sur les élus des pulsions instantanées
via la démocratie directe, alors que la démocratie représentative sert à amortir les chocs. Cette fonction là doit être préservée. Il faut prendre de la distance, la représentation sert à cela. J'y suis donc hostile.




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