Dans un entretien avec Jean-Pierre ELKABBACH diffusé sur Europe 1, DSK réfute les mensonges dont il a été l'objet, tout en traçant le chemin vers la victoire dans l'union autour du candidat socialiste.
Au lendemain du dernier débat d'investiture, DSK a répondu sur RTL aux questions de Jean-Michel Aphatie.
Extraits:
Pour arriver à battre Nicolas Sarkozy, il ne suffit pas de bonnes paroles, il faut avoir une proposition, un chemin pour le pays, à Gauche bien sûr ; mais un chemin praticable, un chemin que l'on peut empreinter et qui permet d'écarter la sorte d'alignement sur le modèle américain que nous propose Nicolas Sarkozy.
La révolution dans laquelle nous allons vivre en matière
d'environnement est la chose la plus décisive, sans doute, des années
qui viennent. Toute la politique économique du gouvernement doit y être
consacrée parce que ça n'est pas simplement le ministère de
l'environnement qui est en cause, c'est ce qu'on fait en matière de
logement, en matière de transport, en matière de politique
industrielle. Si on veut véritablement changer les choses, et moi je le
veux, il faut que l'ensemble de la politique du gouvernement soit
soumise à ce nouvel objectif qui est de -finalement- de sauver la
planète.
Sur son blog, Jean-Michel Aphatie dresse un bilan critique des prestations de Ségolène Royal aux débats d'investiture: Sans doute, Ségolène Royal, grande
favorite de la compétition interne, a-t-elle montré à des moments des
faiblesses évidentes par rapport à ses deux compétiteurs. Elle a paru
parfois improviser des réponses, celle de l'ouverture des conseils des
ministres aux caméras de télévision par exemple, ou, plus significatif,
les réponses répressives à apporter aux agissements des délinquants
mineurs. Elle a paru aussi parfois donner le sentiment de mal connaître
certains dossiers importants, celui majeur de la prolifération
nucléaire évoqué hier soir. Elle a enfin si souvent évoquée la région
Charente-Poitou qu'elle a elle même légitimée l'ironie de ses
adversaires qui lui ont rappelé que la France n'était pas une addition
de régions, mais un espace politique propre et particulier.
Dans un entretien publié dans le journal
le 4 novembre dernier (lire l'intégralité ici), 3 journalistes ont conduit DSK à se comparer à ses concurrents à l'investiture et à démontrer que sa candidature fait la synthèse des 2 autres. Avec Laurent Fabius, il partage une même conception de la politique, fondée sur la responsabilité et la conviction. Ils s'opposent ainsi à la démocratie d'opinion qu'entend développer Ségolène Royal (ex: jurys citoyens, référendum sur la Turquie). Il le rejoint également sur la primauté des questions économiques et sociales, alors que leur rivale pense qu'il faut prioritairement rétablir un ordre qu'elle dit "juste". Il se démarque toutefois de Laurent Fabius sur les questions européennes et le juge trop étatiste. Avec Ségolène Royal, il partage la même volonté de rénover le parti, la vie politique et le pays. Mais il rejette sa conception d'une société de la suspicion généralisée pour lui préférer un société de la confiance et de la négociation. Se méfiant de sa stratégie, à la merci d'une opinion contradictoire et versatile, il lui préfère un président engagé capable de mener les réformes, d'aider les salariés dans la négociation et de démissionner si les suffrages le désavoue. DSK jette ainsi les bases de la synthèse!
Sources : Tf1, Rtl, Afp, Europe 1, Canal +, France Inter. Compilé par Antoine Blin.
Un Monde de SONS, blog animé par 2 journalistes du Monde, Mathilde Serrell et Antoine Blin, propose des décryptages sonores de la présidentielle 2007. Il propose notamment cet intéressant montage sonore qui rend la parole aux défenseurs de la démocratie représentative: Dominique Strauss-Kahn, Claude Bartolone, Lionel Jospin et François Bayrou.
Dans quelle mesure les jurys de citoyens tirés au sort seraient-ils plus légitimes que des élus majoritairement reconnus par des suffrages? Au lieu de renforcer la démocratie représentative, pourquoi venir superposer une nouvelle instance qui ne peut que complexifier les prises de décisions et leur compréhension... Et faire la part belle aux manipulateurs d'opinion?
Si nos représentants s'étaient contentés de suivre les pulsions de l'opinion, les exécutions et les expulsions se multiplieraient encore quotidiennement, rappelle à juste titre Claude Bartolone.
Je refuse ce monde de procureurs où chacun s'érige en juge de son voisin pour éviter de balayer devant sa porte. Il n'est guère étonnant qu'un des chefs de file de ce mouvement soit Arnaud MONTEBOURG. Mardi soir dernier, lors d'un débat public à Gennevillers, il a joué le rôle de l'accusateur public, fustigeant l'ensemble des candidats à la présidentielle, sans épargner ceux du PS. La vertu viendrait d'un nébuleux mélange d'inexpérience et de prudence qui se dissimulerait derrière l'opinion du peuple français, tout en cherchant à l'influencer...
Ce matin, sur France info DSK était l'invité de la matinale. Il a rappelé la priorité qu'il fallait donner à tout prix aux questions économiques et sociales et expliqué comment ses objectifs et sa méthode étaient de nature à répondre à cette urgence. Il est revenu sur la critique faite à N. Sarkozy de vouloir réformer l'ordonnance de 1945 (sur les mineurs) et la loi de 1905 sur la laïcité. Il a expliqué qu'il n'était pas nécessaire de vouloir toujours mettre en cause l'arsenal législatif, que celui-ci permettait de punir -y compris des mineurs-, mais qu'il fallait plus de moyens pour que la justice s'exerce mieux et surtout plus rapidement. Il a qualifié N. Sarkozy de "vibrion" ( que le petit Robert définit comme "une personne qui s'agite sans cesse").
Il a enfin précisé que quand il proposait de retirer les cars de CRS des cités, ce n'était pas pour qu'il y ait moins de policiers. Il a défendu une "présence plus importante de policiers permanents et de proximité chargés de la prévention et des enquêtes". Quand on connaît un peu les problèmes de nos quartiers et de nos cités, à Colombes comme ailleurs, on voit bien à quel point DSK défend une position de bon sens et d'efficacité contre celle du vibrion...
Philippe SARRE
Cliquer 2 fois sur la flèche pour écouter l'émission
Au lendemain du 2ème débat télévisé entre les prétendants à l'investiture du PS diffusé sur LCP, Alain Duhamel, journaliste et chroniqueur sur RTL, critique les "jurys citoyens" proposés par Ségolène Royal.
Hier matin , sur Europe 1, dans la Chronique de Jean-Pierre Elkabach, DSK a donné son point de vue sur le malaise des banlieues et a souligné ses différences avec les autres candidats à l'investiture socialiste aux présidentielles:
Les causes du malaise des banlieues n'ont pas été traitées (...) La prévention a été totalement abandonnée(...) L'intégrisme peut favoriser l'explosion des banlieues(...)La violence sert plutôt le ministre de l'intérieur.
Les partisans de Ségolène semblent avoir peur du vote des militants (...).
Ses divergences avec Laurent Fabius: les questions européennes, plus de sociétal moins d'Etat.
Ses divergences avec Ségolène Royale: contre le changement pour le changement, des comptes rendus de mandat pas de jurys populaires (NDLR: populistes?)
Les 35 heures: les généraliser par la négociation.
Avec moi, c'est la première fois que la France s'est désendettée (...).
Pour écouter l'intégrale, cliquez sur la flèche ci-dessous:
Les commentaires récents