Dans un entretien publié dans le journal
le 4 novembre dernier (lire l'intégralité ici), 3 journalistes ont conduit DSK à se comparer à ses concurrents à l'investiture et à démontrer que sa candidature fait la synthèse des 2 autres.
Avec Laurent Fabius, il partage une même conception de la politique, fondée sur la responsabilité et la conviction. Ils s'opposent ainsi à la démocratie d'opinion qu'entend développer Ségolène Royal (ex: jurys citoyens, référendum sur la Turquie). Il le rejoint également sur la primauté des questions économiques et sociales, alors que leur rivale pense qu'il faut prioritairement rétablir un ordre qu'elle dit "juste". Il se démarque toutefois de Laurent Fabius sur les questions européennes et le juge trop étatiste.
Avec Ségolène Royal, il partage la même volonté de rénover le parti, la vie politique et le pays. Mais il rejette sa conception d'une société de la suspicion généralisée pour lui préférer un société de la confiance et de la négociation. Se méfiant de sa stratégie, à la merci d'une opinion contradictoire et versatile, il lui préfère un président engagé capable de mener les réformes, d'aider les salariés dans la négociation et de démissionner si les suffrages le désavoue.
DSK jette ainsi les bases de la synthèse!
Jean-Philippe ALQUIER
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